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Tête pendulaire Wimberley II

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Tête pendulaire Wimberley II
Tête pendulaire Wimberley II (suite)
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Wimberley est peut-être un nom qui ne vous dira pas grand chose si vous ne trainez pas dans le milieu de la photo animalière notamment. Et pourtant, cette tête de trépied pendulaire (Gimbal en anglais) est rapidement devenue la référence pour ceux qui ont à manipuler de gros téléobjectifs. Derrière ses proportions pour le moins volumineuses, se cache en fait un outil redoutable d'efficacité et de souplesse d'emploi une fois mis en action. Après une première version déjà fort intéressante, Clay et David WIMBERLEY ont développé une évolution plus aboutie, ne se contentant pas de réduire le poids relativement conséquent mais améliorant aussi l'ergonomie de leur produit phare. Il en a résulté une tête pendulaire que j'utilise depuis maintenant trois ans et dont je suis pleinement satisfait: la Wimberley II (WH-200.

Si vous avez un objectif de type 300mm f/2,8, 400mm f/2,8 (ou f/4,) 500mm f/4 et 600mm f/4 (voire pour les plus fortunés un 800mm f/5,6), ce qui suit, pourrait donc vous intéresser quand viendra le moment de choisir un support viable sur lequel utiliser ce dernier. En effet, le poids important de ces objectifs est un élément déterminant dont on peut difficilement ne pas tenir compte.  Le choix d'une tête de trépied à même d'y faire face devient alors un point crucial.


5Kg de matériel que l'on peut faire bouger d'un doigt, ce n'est pas juste une façon de parler



Présentation générale:

La Wimberley II est une tête de type pendulaire. Cela signifie qu'elle se fonde sur un système de balancement pour les mouvements verticaux de l'objectif (vers le haut ou vers le bas) et peut pivoter à gauche ou à droite sur 360° sur son axe de rotation. Pour une parfaite fluidité tout en faisant totalement oublier le poids de l'objectif, la Wimberley repose sur deux réglages essentiels: le point d'équilibre de votre système (reflex+objectif) et le centre de gravité de l'objectif en lui-même. Le premier réglage se fera grâce au plateau de type arca-swiss et le second grâce à la pièce permettant aussi la fixation de l'objectif sur la tête. Je reviendrais plus en détails sur la procédure et les conséquences de chacun de ces réglages un peu plus bas car c'est vraiment la force de ce système. Pour terminer ce rapide tour d'horizon, voici une présentation en image de la Wimberley avec les trois principaux réglages que vous serez amené à manipuler sur le terrain:

 



1: permet de régler la tension du balancier et au besoin de le bloquer dans une position donnée
2: permet de régler la tension de l'axe de rotation horizontal et au besoin de la bloquer dans une direction donnée
3: système d'attache rapide de type arca-swiss permettant de fixer le plateau installé sur votre objectif



Voici la même vue mais avec mon ancien système (Canon 40D + grip + Canon 500mm f/4 L IS) histoire de vous donner une idée de l'accessibilité à ces réglages de base:




Système d'attache rapide Arca-Swiss:

La Wimberley II repose sur un système de fixation de type Arca-Swiss, commun à la très grande majorité des autres solutions haute de gamme proposées en terme de têtes de trépied (toutes les rotules renommées emploient par exemple ce système, ce qui est bien pratique). Il s'agit d'un système de glissière sur lequel on va déposer le plateau (à la norme arca-swiss) préalablement fixé au collier de pied de l'objectif. Dès que le plateau est en place, il suffit alors de visser la fixation rapide jusqu'à ce que la mâchoire en acier bloque ce dernier dans la glissière.



Le plateau (ici le P-40) propose par ailleurs une sécurité supplémentaire pour éviter toute mauvaise surprise en cas de serrage insuffisant. Il s'agit de deux petites vis venant se placer à chaque extrémité du plateau et qui permettent de retenir l'objectif lorsqu'il glisse dans un sens ou dans un autre. Placées sur l'axe central, elles vont venir se loger dans un évasement au centre de la glissière et bloqueront le tout dès qu'elles arriveront en butée au milieu de cette dernière (voir les flèches présentes sur la photo ci-dessus). Vu le prix des objectifs amenés à être montés sur la Wimberley, on apprécie ce genre de petits détails pouvant sauver plusieurs milliers de dollars d'investissement...





Réglage du point d'équilibre:

Je vous en parlais dans la présentation générale, il existe deux réglages essentiels à l'utilisation de la Wimberley. Le premier demande tout simplement de trouver le point d'équilibre de votre système en répartissant le poids de l'ensemble pour éviter que ce dernier ne plonge vers l'avant ou vers l'arrière et ce, même si le serrage du balancier est laissé libre. Pour se faire, on va justement laisser le balancier totalement libre en terme de serrage, desserrer légèrement le système d'attache rapide afin de permettre au plateau de glisser dans son logement et enfin, on va rechercher ce fameux point d'équilibre en faisant glisser le système vers l'avant ou vers l'arrière (voir photo ci-dessous). Une fois trouvé, on va simplement resserrer l'attache rapide pour bloquer le tout. On se retrouve ainsi avec un ensemble reflex/objectif parfaitement équilibré dans la position de base, sans même avoir besoin d'utiliser le bouton de serrage de la Wimberley.




Réglage du centre de gravité:


Le point d'équilibre c'est très bien mais dès lors qu'on incline l'objectif vers le haut ou vers le bas et si l'on ne prend pas soin de serrer le système de balancier, votre système ne manquera pas de piquer du nez. C'est là qu'entre en jeu le réglage du centre de gravité. La tête wimberley comporte deux parties indépendantes. Ceci inclue une pièce sur laquelle on va pouvoir ensuite fixer l'objectif et qui se trouve être réglable verticalement le long du bras du balancier. En effet, ce dernier dispose d'une glissière permettant de faire coulisser la pièce de fixation de haut en bas et de la serrer à une hauteur donnée via une vis papillon (voir photo ci-dessous).




On va donc monter son objectif sur cette pièce de fixation puis faire coulisser verticalement cette dernière jusqu'à ce que le centre de l'objectif soit légèrement au dessus de l'axe de rotation du balancier. On resserre alors la vis papillon et, toujours sans serrer le système de balancier, on va par exemple pointer l'objectif vers le haut et le lâcher. S'il redescend ou continue de monter, c'est que votre système ne se trouve pas encore sur le centre de gravité de l'objectif(1). Si par contre, l'objectif reste exactement dans la même position que celle où vous l'avez lâché, c'est que le réglage est parfait. Pour peu que vous utilisez toujours le même objectif, vous n'aurez plus à refaire ce réglage, peu importe que vous changiez de reflex puisqu'ici tout repose sur l'objectif en lui-même.



 

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